
The Machinist
2004
•
Thriller / Drama
•
1h41
Lucas Blandinières rated 6/10
Film qui maîtrise très bien l’inconfort, autant par sa mise en scène que par l’incarnation de son personnage principal. Christian Bale y est méconnaissable, au physique anorexique presque douloureux à regarder : corps squelettique, visage creusé, teint blafard, cernes profonds. Son apparence seule suffit à instaurer un malaise constant. Il livre une performance habitée, traduisant avec justesse la paranoïa, les hallucinations et le basculement psychologique progressif de son personnage. Ce malaise est renforcé par le comportement de Trevor : tics obsessionnels, gestes maniaques, lavage de mains frénétique avec des produits ménagers, rapport étrange à la nourriture, regards vides. Tout chez lui est inquiétant. La mise en scène appuie cette sensation avec une colorimétrie terne et maladive, des lieux sombres, mal éclairés, souvent étouffants, qui donnent au film une atmosphère lugubre et oppressante. La musique joue un rôle intéressant dans cette installation du malaise. Plutôt que des nappes lourdes et graves, le film opte pour une partition plus légère en apparence, dominée par les cordes, qui fait penser à des vieux films noirs. Ce choix à contre-courant renforce l’étrangeté et l’inconfort du récit. Sur le plan narratif, le film reste cependant assez balisé. On comprend rapidement que Trevor a perdu pied et que sa paranoïa n’est pas fiable, ce qui limite le doute et l’ambiguïté. Le traitement du dédoublement de personnalité et de l’alter ego manque de subtilité et reste assez convenu. Le plot twist, avec le retour soudain du souvenir de l’accident, est efficace mais peu surprenant. Le dénouement, qui révèle une culpabilité liée à la mort d’un enfant et un délit de fuite, assemble les pièces de manière claire, au prix d’une perte de l’atmosphère sordide et inquiétante qui faisait jusque-là la force du film. On note aussi quelques effets spéciaux ratés et des ellipses parfois frustrantes. The Machinist reste une expérience marquante, surtout pour son ambiance troublante et très inconfortable ainsi que pour la performance extrême de Christian Bale. Il impressionne malheureusement davantage par son malaise que par la finesse de son écriture.
Community Reviews
Public Opinion
1k reviews
7.5/10
3.8/5
Press4.0/5
Spect.Viewers are captivated by 'The Machinist', praising Christian Bale's intense physical transformation and the film's chilling atmosphere. The psychological depth and haunting visuals create a gripping narrative, though some find the plot predictable or confusing. The film's dark tone and complex storyline resonate with fans of psychological thrillers, leaving a lasting impression with its dramatic conclusion.
👍 Christian Bale's transformative performance.
👎 Some may find the plot predictable.
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Synopsis
An industrial worker who hasn't slept in a year begins to doubt his own sanity.
Reviews and Comments
227 reviewsFilm qui maîtrise très bien l’inconfort, autant par sa mise en scène que par l’incarnation de son personnage principal. Christian Bale y est méconnaissable, au physique anorexique presque douloureux à regarder : corps squelettique, visage creusé, teint blafard, cernes profonds. Son apparence seule suffit à instaurer un malaise constant. Il livre une performance habitée, traduisant avec justesse la paranoïa, les hallucinations et le basculement psychologique progressif de son personnage. Ce malaise est renforcé par le comportement de Trevor : tics obsessionnels, gestes maniaques, lavage de mains frénétique avec des produits ménagers, rapport étrange à la nourriture, regards vides. Tout chez lui est inquiétant. La mise en scène appuie cette sensation avec une colorimétrie terne et maladive, des lieux sombres, mal éclairés, souvent étouffants, qui donnent au film une atmosphère lugubre et oppressante. La musique joue un rôle intéressant dans cette installation du malaise. Plutôt que des nappes lourdes et graves, le film opte pour une partition plus légère en apparence, dominée par les cordes, qui fait penser à des vieux films noirs. Ce choix à contre-courant renforce l’étrangeté et l’inconfort du récit. Sur le plan narratif, le film reste cependant assez balisé. On comprend rapidement que Trevor a perdu pied et que sa paranoïa n’est pas fiable, ce qui limite le doute et l’ambiguïté. Le traitement du dédoublement de personnalité et de l’alter ego manque de subtilité et reste assez convenu. Le plot twist, avec le retour soudain du souvenir de l’accident, est efficace mais peu surprenant. Le dénouement, qui révèle une culpabilité liée à la mort d’un enfant et un délit de fuite, assemble les pièces de manière claire, au prix d’une perte de l’atmosphère sordide et inquiétante qui faisait jusque-là la force du film. On note aussi quelques effets spéciaux ratés et des ellipses parfois frustrantes. The Machinist reste une expérience marquante, surtout pour son ambiance troublante et très inconfortable ainsi que pour la performance extrême de Christian Bale. Il impressionne malheureusement davantage par son malaise que par la finesse de son écriture.
Très bon film !! Plan fin à partir du « qui je suis? » dinguerie
2003 Rakuten tv
Noté 6/10 par Orlane Duhamel "« Machiniste » avait une tension permanente. Dans ce film, nous suivons la vie dépravée d’un homme qui semble complètement perdu, anéanti par la fatigue car il n’a plus dormi depuis un an. l’ambiance tout autour du film est grisâtre, donnant le sentiment d’être comme dans un genre de rêve, perdu, flottant, hors de la réalité. Christian Bale nous dresse le portrait d’une âme errante dans les rues, sans but, sans destination finale, juste vaseuse. je n’ai pas été vraiment convaincue par le film, même si j’ai beaucoup apprécié le plot twist final qui a donné beaucoup plus de sens à tout l’aspect artistique de la proposition. pour ma part ce sera 13/20. "
« Machiniste » avait une tension permanente. Dans ce film, nous suivons la vie dépravée d’un homme qui semble complètement perdu, anéanti par la fatigue car il n’a plus dormi depuis un an. l’ambiance tout autour du film est grisâtre, donnant le sentiment d’être comme dans un genre de rêve, perdu, flottant, hors de la réalité. Christian Bale nous dresse le portrait d’une âme errante dans les rues, sans but, sans destination finale, juste vaseuse. je n’ai pas été vraiment convaincue par le film, même si j’ai beaucoup apprécié le plot twist final qui a donné beaucoup plus de sens à tout l’aspect artistique de la proposition. pour ma part ce sera 13/20.





