
dudu en mode pop's corn rated 6/10
« Personal effects » détenait une ambiance froide constante, un teint grisâtre, tantôt vide, tantôt significatif. il se tient là où le deuil commence et ne s’arrête jamais. Le film ne s’excuse pas de ne pas être dynamique, voire même plutôt mou. Au contraire il se sert de la façon dont cette ambiance est amenée pour transporter le spectateur dans le ressenti des personnages. si les thématiques peuvent être nombreuses et variées (passant de la surdité, à relation amoureuse aux grandes différences d’âges ou à la façon de gérer la disparition soudaine d’un proche) et que nous pouvons parfois perdre de vu l’essentiel du film, le rythme naturellement lent est là pour nous rappeler que nous traversons le chaos intérieur du personnage principal et la difficulté de se remettre à vivre après un drame traumatisant. j’ai aimé retrouver Kutcher dans un rôle principal dramatique, puisque je ne l’avais pour l’instant vu que dans des comédies romantiques. la question peut quand même se poser de se demander si une histoire d’amour naissant à partir d’un drame destructeur unissant deux destins peut-être vouée à quelque chose de sain à long terme. Walter le disait dans le film, peut-être qu’ils se renvoient simplement leur souffrance l’un à l’autre ? En devenant des appuis de la douleur de l’autre, ils reprennent une partie de contrôle sur la douleur qui en eux-mêmes reste intacte. Dur de contenir une hémorragie intérieure quand la présence de l’autre rappelle constamment la perte. ce n’était pas un chef-d’œuvre ça c’est sûr, c’était mou, et ce n’est pas mon genre de film, mais les réalisateurs ont quand même réussi à en faire quelque chose qui tient la route : 13/20.
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Synopsis
A 24 y.o. wrestler/McJob man meets a mom 20+ years older at group therapy for family of murder victims (sister and husband). He helps her deaf teenage son. She invites him to weddings. They await convictions on the murder trials.
Reviews and Comments
3 reviews« Personal effects » détenait une ambiance froide constante, un teint grisâtre, tantôt vide, tantôt significatif. il se tient là où le deuil commence et ne s’arrête jamais. Le film ne s’excuse pas de ne pas être dynamique, voire même plutôt mou. Au contraire il se sert de la façon dont cette ambiance est amenée pour transporter le spectateur dans le ressenti des personnages. si les thématiques peuvent être nombreuses et variées (passant de la surdité, à relation amoureuse aux grandes différences d’âges ou à la façon de gérer la disparition soudaine d’un proche) et que nous pouvons parfois perdre de vu l’essentiel du film, le rythme naturellement lent est là pour nous rappeler que nous traversons le chaos intérieur du personnage principal et la difficulté de se remettre à vivre après un drame traumatisant. j’ai aimé retrouver Kutcher dans un rôle principal dramatique, puisque je ne l’avais pour l’instant vu que dans des comédies romantiques. la question peut quand même se poser de se demander si une histoire d’amour naissant à partir d’un drame destructeur unissant deux destins peut-être vouée à quelque chose de sain à long terme. Walter le disait dans le film, peut-être qu’ils se renvoient simplement leur souffrance l’un à l’autre ? En devenant des appuis de la douleur de l’autre, ils reprennent une partie de contrôle sur la douleur qui en eux-mêmes reste intacte. Dur de contenir une hémorragie intérieure quand la présence de l’autre rappelle constamment la perte. ce n’était pas un chef-d’œuvre ça c’est sûr, c’était mou, et ce n’est pas mon genre de film, mais les réalisateurs ont quand même réussi à en faire quelque chose qui tient la route : 13/20.
