
Les années
2010
•
Annie Ernaux
Christine Depollier Meyer rated 8/10
Très intéressant. Accumulation de souvenirs des années 1946 à 1986. Sorte d'autobiographie mais distanciée (écrite à la 3ème personne). Même s'il existe une différence d'âge entre moi et l'autrice, j'y ai retrouvé bp de sensations connues, de vécu de ma jeunesse (références concrètes : objets, publicités, musiques).
Community Reviews
Public Opinion
79 reviews
8.1/10
Readers are captivated by the unique narrative style of this book, which merges personal memories with broader historical and social contexts, creating a vivid tapestry of post-war France to the present. Many appreciate the non-narcissistic, third-person narrative that adds an almost external perspective to personal experiences. The book's ability to evoke nostalgia and resonate on a personal level makes it a cherished read, though some found the detached narrative style a bit challenging to connect with emotionally.
👍 Captures the essence of decades through personal and collective lenses.
👎 Third-person narrative may feel detached for some.
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Summary
"La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambre Solaire, d'échapper à son corps humiliant et sans importance de petite fille. Au dos : août 1949, Sotteville-sur-Mer." Au travers de photos et de souvenirs laissés par les événements, les mots et les choses, Annie Ernaux nous fait ressentir le passage des années, de l'après-guerre à aujourd'hui. En même temps, elle inscrit l'existence dans une forme nouvelle d'autobiographie, impersonnelle et collective.
Reviews and Comments
30 reviewsTrès intéressant. Accumulation de souvenirs des années 1946 à 1986. Sorte d'autobiographie mais distanciée (écrite à la 3ème personne). Même s'il existe une différence d'âge entre moi et l'autrice, j'y ai retrouvé bp de sensations connues, de vécu de ma jeunesse (références concrètes : objets, publicités, musiques).
Recommandé par Memorizer, car vous avez aimé 'Leurs enfants après eux'.
Livre qui n’est pas vraiment un roman. Il n’y a pas d’intrigue. Le fil conducteur est la revue des photos qui décrivent la vie de l’auteur. Une suite de citations d’événements. Au début je ne connaissais pas trop les références de l’auteur mais au bout d’une cinquantaine de pages, je pu reconnaître les évènements et j’eu les images de mes propres souvenirs. Beau❤️
Speech : Annie raconte sa vie rétrospective sans être une autobiographie plutôt un constat de la société, des changements de mentalité, évolution des idées à travers les époques. Avis : l’écriture à la 3e personne pour éviter l’autobiographie donne un sentiment de détachement, difficile d’être emmener car dans le temps les événements n’ont pas de vocation à être liés. Donne parfois la sensation d’être blasée. Intéressant car vie à une autre époque une majeur partie du livre mais les nombreux clin d’œil doivent davantage être appréciés quand ils sont connus de ceux qui les lise.
C’est l’histoire du temps qui passent. Annie Ernaux décortique chaque époque de sa vie à travers différents prismes: la géopolitique internationale, la politique française, les mouvements sociaux, les médias, le musique, les lectures, les slogans publicitaires, la condition des femmes, les repas de famille, sa vie à elle. J’avais pas envie que ça s’arrête je voulais qu’on arrive à 2024. C’était passionnant et magnifiquement écrit comme chaque fois. L’inexorable temps qui passe: « Dans les conversations autour d’une table de fête on ne sera qu’un prénom, de plus en plus sans visage, jusqu’à disparaître dans la masse anonyme d’une lointaine génération. » Elle parle pas mal de sexe aussi, mais de façon très poétique: « Mais une chose est sûre, il ne serait plus jamais possible de se rappeler comment était le monde avant d’avoir eu un corps nu contre le sien. » Mes moments préférés c’était les repas de famille, tellement vrais: “ Dans le brouhaha, brusquement perçues comme détachées des corps, on savait que le repas de famille était un endroit où la folie pouvait survenir et on renverserait la table en hurlant.” Ma phrase préférée, chaque mot est parfaitement à sa place: “Cette femme lui paraît aussi improbable à la fille de vingt-cinq ans paraissait la femme de quarante qu’elle ne pouvait même pas imaginer être un jour et qu’elle n’est déjà plus.” Le passage à l’an 2000: “Dans le siècle à venir, les gens que nous avions connus pendant l’enfance et qui avaient disparu, parents, grands-parents, seraient définitivement morts.” Et la dernier phrase du bouquin, juste magnifique: “Sauver quelque chose du temps où l’on ne sera plus jamais.” Je me suis limitée mais y’en a des dizaines d’autres plus belles les unes que les autres. Alors évidemment je recommande.
