
Les carnets du sous-sol
1992
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Fedor Mikhaĭlovich Dostoevskiĭ
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Summary
Réfugié dans son sous-sol, le personnage que met en scène Dostoïevski n'a de cesse qu'il n'ait conspué l'humaine condition pour prôner son droit à la liberté. Et il n'a de répit qu'il n'ait, dans son discours, humilié, diminué, vilipendé les amis de passage ou la maîtresse d'un soir. Or, pour rendre la tonalité de ce monologue, pour en retrouver la " matière ", pour en restituer le sens qui tient avant tout à la langue et à l'usage qu'en fait Dostoïevski, il fallait une traduction débarrassée du souci d'élégance contre lequel celui-ci n'a cessé de lutter. C'est pourquoi la nouvelle traduction d'André Markowicz - qui a entrepris pour Babel de retraduire intégralement l'œuvre de Dostoïevski - trouve ici toute sa nécessité. Imprécatoire et violente, elle permet d'entendre la véritable voix du grand écrivain russe.
Reviews and Comments
17 reviewsPensées philosophiques du début très bon. J’ai néanmoins préféré la partie consacrée sur le personnage et ses pensées, avec un complexe d’infériorité bien représenté
Un homme pétri, rempli de colère, de haine , de regrets et de peur s'installe dans un sous-sol avec un serviteur qu'il hait bien entendu comme toute la planète. Petit fonctionnaire paranoïaque et impulsif. Au milieu de tout cela des fulgurances d'amour, de lucidité, d'espoir avant de retomber plus bas encore dans la peur et la colère...une vie pour rien, un néant assumé et nourri : un état presque assumé ou bien une tentative de lui donner un sens en sursaut de conscience ? Lecture importante pour Bukowski....tu m'étonnes.





